La théorie du coup suivant

par Olivier Dravet
29 janvier 2016

La théorie du coup suivant

Chaque coup tapé dans une balle sur un parcours est totalement indépendant des autres coups.

L’idéal serait de pouvoir taper chaque coup comme si c’était le seul et unique coup de la journée.
Voici 2 exemples de joueurs, un peu exagérés je l’admets, qui illustrent le propos :
Mauvais exemple : Monsieur Grobras se présente au départ du trou, par 4 ; 360 mètres, vu la distance il choisit de taper son driver, ce qu’il fait en mettant toute son énergie et en espérant que son slice le laissera tranquille sur ce coup. La balle ne tourne pas à droite mais part à l’horizontale légèrement, très légèrement, à gauche en direction du rough.
Arrivé à sa balle Monsieur Grobras observe la distance, environ 180 mètres, et décide de taper son bois 3. C’est à ce moment que le slice réapparaît et la balle dévie inexorablement vers le bunker de droite où elle se plante sans un rebond. Quand il arrive à sa balle Monsieur Grobras constate qu’elle est enfoncée mais il décide de jouer en direction du drapeau par dessus la butte du bunker qui à cet endroit est assez haute, bien entendu la balle ne sort pas du premier coup et le deuxième un peu plus appuyé expédie la balle au fond du green d’où elle sort en roulant. Calculant qu’il lui reste 2 coups pour sauver le double-bogey Monsieur Grobras dans un excès de confiance décide de tenter le coup de sand-wedge de sa vie, et c’est à ce moment qu’il prend conscience de la grande injustice de la vie : la balle part à l’horizontale et retourne dans le bunker d’en face…………..

Autre exemple : Madame Jeréfléchiavant se présente au départ du trou, par 4 ; 360 mètres, vu la distance et le peu de risques encourus à droite elle décide, malgré un slice chronique, de prendre son driver. La balle ne tourne pas à droite mais part à l’horizontale légèrement, très légèrement, à gauche en direction du rough. Arrivé à sa balle Madame Jeréfléchiavant observe la situation de la balle sur le sol et par rapport au green et constate que comme elle est enfoncée dans l’herbe et qu’il lui reste 180 mètres pour atteindre le green il est plus raisonnable de replacer la balle sur le fairway avec un coup de fer 8 ce qui lui laissera un coup de 80 à 100 mètres pour atteindre le green en 3 coups ce qui avec 2 putts fera un bogey très honorable.

Le décompte des points donne raison à Madame Jeréfléchiavant.

La théorie du coup suivant est simple, le coup le plus important c’est le coup suivant.
Toujours jouer son coup de sorte que réussi ou raté il permette que le coup suivant ne soit pas trop difficile.
Garder la balle en jeu est un challenge suffisamment difficile pour
qu’il ne soit pas nécessaire d’y ajouter la difficulté de taper des coups impossibles à réussir 2 fois sur 3.
La bonne question avant de jouer le coup est : Puis-je raisonnablement tenter d’atteindre la cible que je me suis fixé avec le club que j’ai pris sans risque d’une grosse catastrophe et si il y a un risque est-ce qu’il en vaut la peine ?